Topic outline

  • RIEX 2019

    "Avec une grande joie, le CHEMI accueillera du 3 au 6 juin 2019 plus de 180 invités au VIIIe Forum des hautes études en affaires intérieures et de sécurité pour écouter et analyser les études prospectives des auditeurs de la 8e promotion. L’édition 2018 sera particulièrement riche avec les 16 Rapports Individuels d’EXpertise (RIEX) présentés.
    Les principales directions générales du ministère y participent. Nous remercions chaleureusement les tuteurs et les nombreux haut cadres de l’État et experts universitaires ou du secteur privé qui ont offert leurs savoirs aux auditeurs pour construire ces études stratégiques.
    Ce Forum est parfaitement articulé avec le nouveau « Club de la prospective : Intérieur DPS 2030 » que le CHEMI a créé en 2015. Le jury sera présidé par M. Le Préfet Philippe VIGNE, chargé de mission auprès de M. le Préfet Christophe MIRMAND, secrétaire général du MI."

    Jean-Martin JASPERS
    Directeur du CHEMI

    • Communiquer sur l'engagement des armées en France : le cas singulier de l'opération Sentinelle

      Guillaume TROHEL

      Colonel de l'armée de Terre

      Une opération non guerrière menée par des guerriers, confrontée à la menace terroriste comme aux incidents du quotidien, conduite par les armées en appui du ministère de l’Intérieur : ainsi pourrait-on résumer les paradoxes et la complexité de Sentinelle, à la fois reconnue, soutenue, mais aussi méconnue.

      Répondre aux idées reçues, limiter le risque d’une banalisation, mieux coordonner les politiques de communication des armées et de l’intérieur, c’est pour ces questions que cette étude propose des éléments de réponse et des pistes de réflexion. Leur mise en œuvre suppose une stratégie de communication claire, diversifiée, de longue haleine, et surtout partagée entre les ministères.

       A l’époque de l’information en temps réel, lorsqu’un attentat est annoncé sur les réseaux sociaux avant même que les hautes autorités n’en soient informées, cette étude aborde aussi le traitement de l’information sensible, qui interpelle aussi bien les institutions que les professionnels des médias eux-mêmes.

      Mieux considérer ces questions, leur apporter des réponses communes et des messages davantage coordonnés, c’est aussi lutter plus efficacement contre nos adversaires dans le champ des perceptions. Et c’est surtout contribuer au lien de confiance entre les Français, les forces de sécurité intérieure et les armées.



      • Comment structurer le volontariat pour soutenir l'organisation des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ?

        Bruno HELLUY

        Colonel de l'armée de Terre

        RIEX Bruno HELLUY


        L’organisation des Jeux olympiques est un défi immense, l’action de prés 230 000 personnes doit être coordonnée pendant trois mois pour assurer le bon déroulement des épreuves, leur retransmission et l’accueil et la sécurité de millions de personnes.

        Les missions qui ne nécessitent pas l’intervention d’un professionnel sont réalisées par des volontaires. Ils seront 90 000 à Tokyo et environ 60 000 à Paris. Leurs actions permettent d’associer directement la population aux Jeux et offrent une image enthousiasmante, conforme à l’idéal olympique. Fondamentale, l’organisation du bénévolat doit donc être planifiée et anticipée.

        Pour limiter les aléas, ce rapport propose une organisation du bénévolat des Jeux de 2024 autour de trois axes principaux : coordonner les organisations politique, administrative et sportive, créer un programme unique de volontariat qui définisse une place singulière pour des volontaires de l’administration et enfin s’appuyer sur le programme des volontaires pour convaincre et faire adhérer l’ensemble de la population française et promouvoir l’héritage social qui devrait résulter de l’engagement au service des Jeux.

        Après une mise en perspective historique sur l’organisation des Jeux modernes, il présente les enseignements principaux des dernières olympiades, analyse les besoins particuliers de Paris 2024 et enfin présente 5 propositions pour une organisation robuste et pérenne.

        • Comment adapater le modèle de sécurité civile pour garantir les secours en journée à l'horizon 2030 ?

          Stéphanie DUCHET

          Colonelle de sapeurs-pompiers

          RIEX DUCHET

          Imaginer les Services d’Incendie et de Secours ruraux à l’horizon 2030, suppose une analyse tendancielle de leur environnement. Tout d’abord, il s’agira de cerner les évolutions géographiques et sociétales. Le vieillissement de la population, la réduction des emplois, l’allongement des trajets entre résidences et travail sont des éléments qui pourraient tarir la ressource mais aussi réduire une disponibilité en journée déjà fortement impactée. Le turn-over des recrues, leur changement de profils influent sur leur compétence opérationnelle. L’augmentation des secours d’urgence à la personne impacte les sapeurs-pompiers. Tous ces facteurs fragilisent le modèle de sécurité civile. Pour autant, l’engagement collectif, communautaire n’a jamais été aussi développé et renforcé par la transformation digitale. Et si le maintien de la proximité des secours pouvait bénéficier de ces évolutions sociétales ?

          Nos recommandations s’articuleront autour de la recherche d’intervenants ciblés permettant une assistance de proximité, confortée et complétée par des sapeurs-pompiers notamment, selon les situations. Un élargissement du vivier supra-territorial des centres d’incendie et de secours, la mobilisation d’acteurs complémentaires, des échanges plus affirmés dans les politiques locales, pourraient pérenniser et faciliter la réponse opérationnelle. Des pistes sur les nouvelles technologies seront envisagées autour d’une communauté de secours.



          • La formation professionnelle au sein des SDIS à l'horizon 2030 : attentes, enjeux, évolutions, opportunités

            Dominique GUILHEM

            Colonel de sapeurs-pompiers
            RIEX GUILHEM

            Parmi les chantiers sociaux du moment, le champ de la formation professionnelle fait l’objet d’évolutions profondes, replaçant le salarié et ses compétences comme éléments centraux de son parcours professionnel.

            D’autre part, la réponse aux missions des SDIS se conduit avec une complexification des activités et des tâches opérationnelles, doublée d’une sophistication technique grandissante des moyens utilisés.

            Les obligations de l’employeur en matière de santé/sécurité de ses agents, la maitrise souhaitée de l’accidentologie et de la sinistralité, le poids du risque contentieux, les démarches de management par la qualité, alimentent le processus sans cesse plus complexe de « réponse à la mission ».

            Il en découle une inflation d’actions de formation et d’entrainement ces dernières décennies au sein de nos organisations.

            La nécessité d’un pilotage de ce centre de « coûts » se dessine, avec entre autres les corolaires suivants : lien entre doctrine opérationnelle et formation professionnelle, évolution organisationnelle, recherche d’efficience, rôle partagé entre les échelons territoriaux, pédagogie adaptée avec ses outils et moyens, innovations du numérique et apports de la simulation et de la virtualisation.


            • L'impact du vieillissement de la population sur l'activité opérationnelle des forces du ministère de l'Intérieur

              Marc VERMEULEN

              Colonel de sapeurs-pompiers

              RIEX VERMEULEN

              Les personnes âgées de 60 ans ou plus sont aujourd’hui 15 millions. Elles seront 18,9 millions en 2025 et près de 24 millions en 2060 (INSEE). Le nombre de personnes de plus de 85 ans va presque quadrupler d’ici 2050, passant de 1,4 million aujourd’hui à 4,8 millions. En 2060, une personne sur trois aura plus de 60 ans. En France, à partir de 60 ans, la personne devient une « personne âgée ». Cela est lié à l’âge standard de départ à la retraite. Les « personnes âgées » ne sont pas un groupe homogène dont les aspirations, les activités, les besoins sont communs et partagés. Chacune d’entre elles est façonnée par son individualité propre, sa résilience, son intégration sociale. La vieillesse est donc différente d’une personne à l’autre. La stratégie visée par la France, notamment grâce à la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) du 28 décembre 2015, est de faire reculer la perte d’autonomie dite « évitable » en repérant et en agissant plus tôt sur les premiers signes de fragilité des âgés et pour mieux accompagner ceux qui ont besoin de l’être. Quels sont les moyens mis en œuvre par les différents ministères pour atteindre cet objectif et quels sont les acteurs de terrain ? La politique de maintien à domicile est effectuée avec une approche à dominante médico-sociale, répond-elle à l’ensemble des situations ? Les personnes âgées maintenus à leur domicile sollicitent ’elles les forces de sécurité du ministère de l’intérieur de manière plus fréquentes ? Si tel est le cas, comment limiter l’impact potentiel du vieillissement de la population française sur l’activité opérationnelle des forces de sécurité du ministère de l’intérieur afin de garantir le maintien de leur capacité opérationnelle pour leurs missions principales ?


              • Bordeaux, capitale de la contestation des gilets jaunes, quels enseignements pour la Police nationale en matière d'ordre public ?

                Michel LAVAUD

                Contrôleur général

                RIEX LAVAUD

                Une opinion répandue veut que l’actualité rompe avec le passé et augure d’un avenir radicalement différent. Les policiers bordelais confrontés depuis le 17 novembre 2018 aux actions et revendications des “gilets jaunes” ont cette conviction profonde d’un “avant” et d’un “après”. Signe  supplémentaire de la gravité des temps, la “garantie de la paix publique” est  évoquée par les autorités venues à leur rencontre.

                La période peut-elle conduire à un abandon des méthodes classiques de gestion de l’ordre public en ville ?

                S’il est délicat, et présomptueux, d’apporter une réponse définitive, les trois piliers du travail policier que sont le renseignement, la voie publique et l’investigation sont évidemment affectés par l’actualité.

                Doivent-ils être ré examinés, et si oui, comment ? D’abord avec humilité parce que ce mouvement n’est pas encore achevé. Ensuite avec fierté puisque la paix publique est la valeur centrale nourrissant l’engagement professionnel des policiers et des gendarmes.


                • La sécurité au quotidien à l'échelle de la métropole. Quelle stratégie de territoire pour la Sécurité Publique

                  Gilbert MABECQUE

                  Commissaire divisionnaire

                  IMAGE A DEMANDER A ELODIE  Sous les effets cumulés d'un accroissement de la population, d'un développement des mobilités et de la concentration des activités, de nombreuses métropoles se développent rapidement et deviennent les nouveaux pôles d'attractivité dans les territoires.

                  Cette mutation profonde doit interpeler l'Etat sur les modalités de son organisation territoriale locale, notamment dans le domaine de la sécurité du quotidien.

                  Si la Sécurité Publique a su régulièrement adapter ses missions et son organisation dans une démarche cohérente de satisfaction des enjeux locaux de sécurité, accompagnant en celà l'évolution de la société vers une plus grande décentralisation, les nouvelles réalités métropolitaines imposeront t-elles aux services de futures modifications de leur périmètre territorial d'action ?

                  La singularité du paysage administratif français permettra t-elle à la métropole de devenir le nouveau champ de compétence de la police du quotidien ?

                  Ces évolutions devront toutefois se conjuguer avec de nouveaux modes d'organisation et des pratiques professionnelles modernisées afin de tendre vers une action plus efficiente au sein de circonscriptions de police rénovées.


                  • Ecouter, Concevoir, Agir, Communiquer : Vers une méthode de production de la sécurité quotidienne

                    Jacques RIGON

                    Commissaire divisionnaire

                    La relation Pol