Topic outline

  • RIEX 2016 - Soutenir la réflexion prospective du ministère de l'Intérieur

    Avec une grande joie, le CHEMI accueillera du 31 mai au 3 juin 2016 plus de 180 invités au VIe Forum des études en affaires intérieures et de sécurité pour écouter et analyser les études prospectives des auditeurs de la 6e promotion.

    L’édition 2016 sera particulièrement riche avec les 19 Rapports Individuels d’EXpertise (RIEX) présentés, soit de l’ordre de 60 % de progression par rapport à 2015 qui ne comptait que 12 rapports.

    Les principales directions générales du ministère y participent, ainsi que plusieurs grands pays amis de la France, avec en particulier l’Algérie, l’Espagne et la Jordanie.

    Nous remercions chaleureusement les tuteurs et les nombreux haut cadres de l’État et experts universitaires ou du secteur privé qui ont offert leurs savoirs aux auditeurs pour construire ces études stratégiques.

    Ce Forum est parfaitement articulé avec le nouveau « Club de la prospective : Intérieur Horizon 21 » que le CHEMI a créé en 2015 en lien avec M. Laurent BURIN des ROZIERS, conseiller du ministre pour la prospective.

    Le jury sera présidé par M. le préfet Joël FILY, inspecteur général de l’administration en fonction à l’IGA. Bienvenue sur notre Campus du Fort de Charenton à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne !

    • Le plan stratégique décennal de la gendarmerie jordanienne à l’horizon 2025

      Le monde est en perpétuelle évolution et se développe d’une manière exponentielle dans les différents domaines de la vie. En effet, pour que la Direction Générale des Forces de la Gendarmerie puisse accompagner ces développements et faire face aux défis qui y sont greffés, un plan stratégique décennal (2015-2025) a été adopté et mis en œuvre. Ledit plan stratégique repose en somme sur le recours systématique aux méthodes scientifiques, le management stratégique, la priorisation de la qualité du service, la planification annuelle et pluriannuelle, qui constituent les atouts nécessaires à l’émergence de cette institution sécuritaire capable de contribuer dans le renforcement de la sécurité, la stabilité, le respect des droits de l’homme, l’intégrité, la transparence dans le traitement des questions de sécurité et ce conformément aux orientations de sa majesté.

      • La judiciarisation des événements d’ordre public dans la stratégie institutionnelle de sécurité publique

        Auteur : M. Jean-François PAPINEAU, Commissaire divisionnaire

        L’implication de l’autorité judiciaire dans les troubles générateurs d’incidents violents procède rarement d’une démarche concertée entre les responsables institutionnels. La logique du rétablissement de l’ordre primant les interpellations le recours à la Justice lors des violences collectives demeure trop rare et son issue souvent incertaine. La complexité du système pénal français fondé sur la responsabilité individuelle favorise peu le processus répressif dans lequel les magistrats ne s’engagent pas naturellement. À l’heure où la circulation de l’information interpelle l’opinion publique par la diffusion de l’image en temps réel, la capacité des pouvoirs publics à répondre efficacement aux incidents s’avère un défi pour l’autorité de l’État. Les enjeux d’un traitement judiciaire des incidents, qui repose trop souvent sur la relation entre chefs de Parquet et responsables des forces de sécurité, se résument dans la cohérence de l’état de droit. Les conditions de son affirmation passent par une évolution des cultures professionnelles propres au ministère de l’Intérieur et à celui de la Justice.

        • Les paris sportifs et la manipulation des compétitions sportives, un enjeu d’avenir

          Auteur : M. Philippe MENARD, Commissaire divisionnaire

          La régularité du déroulement des rencontres sportives est devenue un enjeu d’avenir pour les sociétés modernes confrontées à une marchandisation du sport gangrené par des actes de corruption favorisés par l’essor des paris sportifs. Le phénomène n’est pas nouveau et touche tous les continents et tous les sports même si le football demeure la cible privilégiée. Cependant, la multiplication des sites de paris sportifs en ligne a considérablement augmenté les enjeux financiers. Ainsi, le volume total des mises du marché mondial des paris sportifs légaux et illégaux est estimé entre 500 et plus de 1 000 milliards d’euros selon les observateurs soit environ 2 % du PIB mondial. Malgré des contrôles dans plusieurs pays du globe, des groupes criminels organisés utilisent les paris pour frauder et blanchir des fonds. Certains chercheurs estiment qu’il serait blanchi par ce biais 140 milliards d’euros par an. Ce bouleversement appelle une réponse non plus simplement isolée ou nationale mais multi-partenariale et internationale pour faire face à la mondialisation du sport et des paris pris par Internet.

          • Les métiers de l’investigation : enjeux et perspectives

            Auteur : M. Eric GUILLET, Commissaire divisionnaire

            Source d’inspiration inépuisable pour le cinéma ou le roman, les métiers de l’investigation connaissent une crise des vocations sans précédent. Le constat est valable, à des degrés divers, pour tous les corps et est partagé par toutes les directions actives dotées de services exerçant des missions de police judiciaire. Alors que, dans le même temps, les règles procédurales se complexifient et que l’exigence de technicité s’élève, les risques d’affaiblissement des compétences et de disparition de savoir-faire métiers se précisent. Leur réalisation ne sera pas sans conséquence sur la qualité de la réponse pénale apportée par l’État pour garantir la protection de nos concitoyens. La présente étude tend à rechercher et à analyser les causes d’une crise qu’il serait réducteur de vouloir expliquer par de seules considérations procédurales. Les questions du recrutement et de la formation, mais également les aspects statutaires, voire sociétaux doivent impérativement être pris en compte si l’on veut proposer des pistes de réflexion qui soient de nature à restaurer l’attractivité et à garantir l’efficience d’une filière dangereusement fragilisée.

            • Analyse de l’évolution de l’organisation des structures de la sécurité publique à l’horizon 2020

              Auteur : M. Joseph MERRIEN, Commissaire divisionnaire

              La promulgation de la loi NOTRe au début de l’année 2016 illustre la volonté d’adaptation de l’État français à travers ses collectivités territoriales. De la même manière, l’évolution de l’organisation des services publics est au cœur des préoccupations du ministère de l’Intérieur, de la police nationale et plus particulièrement de la direction centrale de la sécurité publique. Cette direction généraliste concentrée sur les zones fortement urbanisées a la charge de près de 65 % de la délinquance du territoire national. Au cœur du dispositif de sécurité, elle n’échappe pas aux évolutions en profondeur, amorcées au début des années 2000 et qui vont nécessairement se poursuivre. Vers quel modèle d’organisation va se diriger la sécurité publique ? Bien que, dans certains départements, elle soit la seule force de la police nationale implantée, a-t-elle encore un avenir dans son format actuel ? Est-elle adaptée aux défis majeurs auxquels elle va être confrontée au cours de la prochaine décennie : transmutation d’une délinquance sans frontière terrestre ou technologique et lutte contre la radicalisation notamment ? Il paraissait essentiel d’analyser son organisation en regard des orientations récentes (intégration de la mission de renseignement, modification en profondeur de la procédure pénale...) et d’envisager de nouveaux modèles. Une étude, portant sur des données comparées objectives et mises en perspective, constitue une base incontournable pour tenter de répondre à ces questions.

              • Une refondation de la politique de la ville à l’horizon 2020 : est-elle nécessaire, est-elle possible ?

                Auteur : M. Philippe MAFFRE, Administrateur civil hors classe

                Nos sociétés sont confrontées à trois enjeux forts : l’environnement, les déséquilibres de développement entre pays et, en interne, les inégalités, la pauvreté, l’exclusion qui se concentrent dans les villes. Se pose en outre de façon aiguë la question de la sécurité. Il faut éviter que certains quartiers soient les maillons faibles de la mise en défense de notre société contre le terrorisme. L’horizon urbain s’impose à toute politique territoriale dans un contexte démographique renouvelé par l’accueil de nouvelles populations. Après un diagnostic nuancé des politiques de la ville menées jusqu’ici et des moyens dont elles ont pu disposer pour s’adapter à des situations toujours particulières, l’étude essaie de répondre à quelques questions comme celle de la place de la politique de la ville au sein des politiques publiques. Faut-il maintenir sa spécificité ou l’insérer dans un ensemble plus vaste, celui d’un développement territorial équilibré ? Dans l’un ou l’autre cas, quel degré de priorité lui accorder ? En raison des enjeux, la réponse paraît résider dans une nette revalorisation de sa matière. La politique de la ville pourrait ainsi être conçue comme un laboratoire de nos politiques de développement territorial et de la construction de notre avenir démocratique, y compris par l’expérimentation d’innovations institutionnelles, au service d’une véritable « poésie » de la ville de demain.

                • Vers une nouvelle doctrine d’emploi des associations agréées de sécurité civile ?

                  Auteur : Mme Anne ARCHAMBAULT, Administratrice civile hors classe

                  Héritières d’un vaste mouvement social amorcé au milieu du XIXe siècle, les associations agréées de sécurité civile sont parties prenantes du modèle français de sécurité civile. Avec près de 70 000 secouristes opérationnels, elles assurent la tenue de postes de secours lors des manifestations sportives ou culturelles et peuvent également intervenir aux côtés des services de secours d’urgence lors de crises ou encore apporter écoute, réconfort et soutien matériel aux populations sinistrées. Leurs missions sont larges, et leurs conditions d’intervention, extrêmement variées. Dans un contexte en évolution, où le besoin social croît continûment mais non pas les moyens publics, le mouvement associatif estime que sa contribution à la sécurité civile pourrait être plus importante et surtout mieux intégrée par l’État, au travers d’une « doctrine opérationnelle » plus formalisée. Le présent rapport interroge donc la diversité des attentes actuelles des pouvoirs publics envers les associations agréées de sécurité civile et vise à poser les bases d’une éventuelle évolution de cette doctrine d’emploi au sein du modèle actuel.

                  • Bilan de l’appropriation et de l’utilisation des systèmes d’information destinés à appuyer les mécanismes de coopération internationale en matière de sécurité

                    Auteur : M. Pierre BOURGEOIS, Inspecteur de l'administration

                    Les événements survenus à Paris (attentats terroristes du 13 novembre 2015) ont provoqué, durant les semaines qui ont suivi, une poussée d’attention sans précédent pour un dispositif jusque-là inconnu du grand public, le système d’information Schengen (SIS), se traduisant par un taux très significatif de citations dans la presse généraliste (grands quotidiens, hebdomadaires, etc.). Plusieurs questions sont revenues en boucle : qui, parmi les auteurs présumés et leurs complices, était « connu » (donc « fiché ») ? Par quel(s) pays ? Quels types d’information étaient partagées entre les États ? Comment et pourquoi des personnes « surveillées » ont pu être contrôlées sans être appréhendées ? La mesure de rétablissement des contrôles par la France (« suspension provisoire » de certaines dispositions de la convention Schengen) a, par ricochet, suscité une question complémentaire : comment se fait-il qu’il n’y ait que des contrôles aléatoires des ressortissants communautaires lors des passages aux frontières extérieures ? Au coeur de ces questions se trouve le concept de système d’information coopératif. De la manière dont les États, à l’échelle européenne (cas du système d’information Schengen) ou internationale (exemple de la base INTERPOL des documents de voyage) conçoivent leur coopération technique dépend une partie de la réponse. La situation de la France, acteur historique de la mise en place de Schengen, analysée au regard de la stratégie adoptée par un de ses grands partenaires, l’Allemagne fait apparaître qu’une marge d’évolution considérable existe encore et que la mobilisation d’outils de cette nature constitue un puissant levier d’action au service de la sécurité publique, à la condition d’en faire un axe de réflexion stratégique et d’y consacrer des moyens adéquats.

                    • La criminalité féminine en France : une approche sous l’angle de l’évolution de l’aménagement de peines au regard de la question de la femme

                      Auteur : M. Djillali DOUICI, Commissaire divisionnaire de la police algérienne

                      Confortées par les statistiques, les études et expertises sont unanimes que la criminalité féminine en France, y compris la femme étrangère, est sous-représentée et laisse apparaître une dissymétrie, en comparaison avec la criminalité masculine. Les approches, développées dans ce sens, retiennent le déterminisme historique selon lequel les proportions faibles des femmes sont les seuls éléments qui expliquent pourquoi la femme ne suscite que peu d’intérêt au plan des Études et de la recherche. Le contexte actuel en France impose une projection sur les imbrications éventuelles de ce phénomène avec la radicalisation et l’extrémisme, à travers la déclinaison de l’évolution de l’aménagement de peines en France et à l’internationale. Ce dispositif a-t-il envisagé des règles spécifiques à la femme et delà à la femme radicalisée ? Tient-il compte de l’emprise de la vulnérabilité et de perte de repères sur la femme ? Cette évolution ne recèle-t-elle pas des enjeux de sécurité intérieure ?

                      • Les menaces des mouvances et entités criminelles transnationales sur la sécurité intérieure des États

                        Auteur : M. Mounir LALDJI, Colonel de la gendarmerie algérienne

                        La criminalité transnationale est en progression constante. Elle modernise ses moyens technologiques et adapte en permanence son mode de fonctionnement, eu égard aux dispositifs légaux mis en place par la communauté internationale. Cette structure criminelle organisée ne ménage aucun effort pour décortiquer toutes les lacunes et les interstices sur le plan légal et opérationnel, pour pouvoir jouir d’une certaine liberté d’action. Elle multiplie davantage ses avoirs criminels qui sont recyclés au quotidien à travers divers circuits. Cet avantage lui permit d’avoir une main mise sur des pays fragilisés voire des régions du monde. Cette économie noire recensée n’est pas des moindres et ne peut être négligée. Les chiffres avancés par les organismes internationaux, tel l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime « ONUDC » estime que la rente est de l’ordre de 870 milliards de dollars par an, toute criminalité transnationale confondue. Néanmoins, la face cachée de l’iceberg de ce marché criminel globalisé peut générer plus que ce qui a été comptabilisé par les différents organismes locaux et internationaux. La diversité protéiforme de l’activité de la criminalité transnationale est devenue un enjeu stratégique, pas seulement pour un État ou une région, mais aussi pour une communauté internationale qui doit construire sa politique de combat par une volonté conjuguée, non pas, par des divergences d’intérêts. Ces efforts consentis cibleront au mieux l’ennemi en l’identifiant par sa localisation, son organisation, son mode de fonctionnement, ses ramifications et leurs interconnexions. Des actions communes s’imposent pour confisquer et saisir ces avoirs criminels, considérant que l’impact sur ces fonds constitue la clé de voûte pour déstabiliser ce milieu et freiner son expansion. Cette équation complexe ne peut être résolue sans la volonté sincère de l’ensemble des acteurs. Les Nations doivent comprendre le bien-fondé de cette lutte pour leur propre sécurité intérieure.

                        • Formation continue : état des lieux et perspectives

                          Auteur : M. Philippe DURAND, Colonel de gendarmerie

                          La formation continue est un facteur de performance opérationnelle car elle permet l’adéquation permanente des compétences aux besoins opérationnels. Elle constitue également un levier majeur de la réussite des parcours professionnels des militaires de la gendarmerie et des fonctionnaires de la police nationale. C’est pourquoi, même en période budgétaire contrainte, la formation continue ne doit pas être considérée comme une variable d’ajustement ni comme une charge qui impacterait négativement le fonctionnement des unités mais comme la nécessaire valorisation des personnels et de leurs compétences. Elle permet de répondre efficacement aux missions devenues de plus en plus complexes et diversifiées, dans un environnement exigeant et en constante évolution. Cependant, les formations continues dispensées doivent en permanence être adaptées aux besoins et aux priorités définies. Elles doivent être innovantes et attractives. Toutes les pistes permettant d’être efficaces et réactifs doivent être explorées, à commencer par l’exploitation optimale de l’environnement numérique. Enfin, les efforts consentis en formation continue doivent être mieux valorisés et reconnus.

                          • Vers une mutualisation des formations au secours en montagne au sein du ministère de l’Intérieur

                            Auteur : M. Jean-Claude GIN, Colonel de gendarmerie

                            Au sein du ministère de l’Intérieur, les missions de secours en montagne sont réalisées par les unités spécialisées de la gendarmerie, de la police nationale et des sapeurs-pompiers. Pour former leurs personnels, ces entités mettent en œuvre des cursus qui leurs sont propres au sein de trois structures de formation distinctes. Une première mission de réflexion sur les formations au secours en montagne, confiée au préfet Bastion de juin 2011 à février 2013, a permis de bâtir un référentiel des emplois, des activités et des compétences mais n’a cependant pas pu aboutir à l’élaboration d’un référentiel commun de formation et de certification, en raison notamment de l’hétérogénéité des modèles et de visions divergentes entre services. Faisant suite à un projet initié par le préfet de la Haute-Savoie, un groupe de travail DGGN/DGPN/DGSCGC, mis en place le 25 novembre 2015 par le directeur de cabinet du ministre, a été chargé de déterminer les conditions précises d’une mutualisation des formations au secours en montagne. Piloté par la DGGN et incluant deux associations professionnelles de sapeurs-pompiers (FNSPF et ANDSIS), il doit définir, dans une logique « métier », des standards de formation communs avant d’aborder la question centrale de la convergence et de la rationalisation des structures.

                            • Territoire national : après les attentats terroristes de 2015, quel concept d’emploi des armées en matière de sécurité nationale ?

                              Auteur : M. Patrick POITOU, Colonel de l'armée de terre

                              L’adoption du concept de sécurité nationale, approche interministérielle, apparaît pour la première fois en 2008 dans le titre du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Depuis les attentats de janvier 2015 à Paris, le rôle des armées sur le territoire national est un sujet qui fait l’objet de nombreux débats, études et rapports. Ces tragiques événements marquent un tournant inédit dans l’emploi de l’armée de Terre dans une mission d’envergure de protection de la population, c’est l’opération SENTINELLE. Face à l’essor de la menace du terrorisme international d’inspiration djihadiste, à plusieurs reprises, plus de 10 000 soldats ont été déployés dans de grandes agglomérations. Après avoir jeté un dispositif exceptionnel, déployé dans l’urgence, nous devons progressivement faire évoluer l’emploi des soldats pour redonner une capacité conséquente de réaction à l’État, pour demeurer dissuasif et efficace dans la durée. Cela exige des réformes pour rechercher une réelle complémentarité avec les forces du ministère de l’Intérieur, en particulier celles de sécurité intérieure.

                              • La communication de crise du ministère de l’Intérieur : l’élément-clé de la gestion du temps

                                Auteur : M. Philippe GUICHARD, Colonel de gendarmerie

                                Si aucun domaine n’échappe à la crise, nombreux sont ceux qui concernent le ministère de l’Intérieur qui a la responsabilité de l’ordre et de la tranquillité publiques. À l’heure des réseaux sociaux et des chaînes de télévision en continue, les informations relatives aux événements circulent à vive allure, parfois sans contrôle, voire, dans certains cas, avec des visées déstabilisatrices. Fortement sollicité pour délivrer le plus rapidement possible des informations fiables, le ministère de l’Intérieur doit gérer au mieux le temps nécessaire pour réaliser la communication relative à la crise. Bien que expérimenté en la matière, le ministère pourrait s’inspirer des exemples de systèmes institutionnels français et étrangers similaires pour améliorer sa gestion du temps. Cette étude propose donc des suggestions dans les domaines de l’anticipation, de la coordination et de la valorisation des personnels pour une meilleure gestion du temps lors des crises .

                                • #vaincreledjihadisme4.0 : étendre les réfl exes de contre-ingérence ? Contribution pour un Livre Blanc du Renseignement 2017

                                  Auteur : M. François-Xavier POISBEAU, Colonel de l'armée de terre

                                  Sur des zones d’opérations militaires comme en France, un messianisme islamiste instrumentalise une jeunesse captive et « radicalisable » pour frapper des cibles expiatoires. Fort de soutiens de proximité et d’agilité juridique ou technologique, une mafia islamiste tente de s’imposer pour s’infiltrer et nous terroriser. Comment protéger notre propre sanctuaire et prévenir aussi des insurrections communautaires ? Les Français pressentent ces nouvelles vulnérabilités et le besoin de s’en prémunir sans disposer pour autant des réflexes nécessaires. Face aux facilités d’ingérences de nos adversaires, y a-t-il un devoir d’étendre les mécanismes et les périmètres de la contre-ingérence ? Les armées engagées contre ces menaces hybrides ont-elles des savoir-faire transposables ? Des synergies transdisciplinaires dans la société civile sont-elles en mesure de forger de nouvelles parades ? Se mettre en posture ferme de contre-ingérence, c’est vouloir relier finement le renseignement et la souveraineté pour mieux influencer. Cet éclairage national ne peut que mieux faire admettre les politiques publiques de renseignement et créer de nouvelles dynamiques d’engagements citoyens. Ce rapport engage donc à détecter les faits d’ingérence, en éradiquer les actions toxiques et assumer cette contre-influence salvatrice. Il se veut une contribution pour un Livre Blanc du Renseignement en 2017 et vaincre ce djihadisme déjà en révolution « 4.0 » qui ne souffre pas de pesanteurs institutionnelles.

                                  • La lutte contre la radicalisation : stratégies et politiques publiques

                                    Auteur : Mme Marìa Jesùs CANTOS CEBRIÀN, Commissaire chef de la police espagnole

                                    Le but de ce travail est d’analyser le défi sécuritaire des forces de sécurité pour faire face à une méthodologie opératoire basée sur la terreur extrême liée à la radicalisation des acteurs. Or, comment réagir pour faire face à une gangrène qui évolue dans nos sociétés démocratiques attachées à la liberté d’aller et venir ? Pour répondre à cette question, nous devons analyser le processus de radicalisation, les facteurs de danger, les phases par lesquelles passe l’individu. Quels sont les mécanismes et les signaux d’alerte ? Comment pouvons-nous prévenir et anticiper le processus de radicalisation ? À partir de ces questionnements, nous nous interrogerons sur les stratégies utilisées par les autorités publiques pour lutter contre la radicalisation violente. Enfin, à partir des facteurs d’alerte évoqués et des différentes stratégies menées pour faire face à la radicalisation, nous évoquerons les différentes actions menées en termes de prévention des passages à l’acte et d’anticipation par la sécurité.

                                    • Une vision prospective de la formation des forces de sécurité dans l’Union européenne

                                      Auteur : M. Anselmo del MORAL TORRES, Lieutenant-colonel de la Garde civile espagnole

                                      Le rapport présenté est destiné à fournir une vision prospective de la formation des forces de sécurité dans l’Union européenne (UE) sur la principale base de l’expérience de divers experts et de l’auteur lui-même. Pour cela, il propose pour commencer une étude de l’évolution des différents modèles de sécurité publique existant en Europe et les principales menaces auxquelles ils sont confrontés aujourd’hui. Il approfondit ensuite l’offre de formation des forces et corps de sécurité dans les États membres de l’UE, l’évolution du rôle de l’université dans ce domaine et enfin, l’analyse de la valeur ajoutée offert par l’UE dans la formation des forces de sécurité. L’avenir de toute institution dans le domaine sécuritaire est basé sur la formation des forces de sécurité. Pour comprendre les principales tendances en Europe, il convient d’analyser : le recrutement, la formation initiale et la formation continue des membres des forces de sécurité. Un tel regard global constitue un défi et une contribution incontournable à la tâche passionnante de former les professionnels de la sécurité publique.

                                      • Missions de l’administration territoriale de l’État dans le département et contexte politico-économique : les enjeux d’un rapprochement des services chargés de la sécurité civile

                                        Auteur : M. Stéphane BEAUDOUX, Colonel de sapeurs-pompiers

                                        La multiplication des risques technologiques et sociétaux, d’événements naturels graves voire catastrophiques, « l’exigence de sécurité » de la population, ou encore le rôle pivot du préfet de département en matière de prévention des risques et de gestion des crises, exigent de l’administration territoriale de l’État une implication considérable en matière de sécurité civile. Pour autant, les réformes successives de l’État ont conduit à la raréfaction des moyens humains de son administration territoriale. Il en est notamment ainsi des Services Interministériels de Défense et de Protection Civile (SIDPC). A contrario, la réforme législative de l’organisation des services d’incendie et de secours survenue en 1996 a conduit à améliorer considérablement les moyens humains et matériels consacrés par les collectivités territoriales à la sécurité civile. Dans notre République décentralisée, synonyme de complémentarité et synergies entre l’État et les collectivités territoriales, comment rapprocher les services départementaux d’incendie et de secours des préfets de département et de leurs SIDPC afin de mieux répondre aux enjeux de la gestion locale de crises ?

                                        • De la création d’une réserve d’anciens sapeurs-pompiers à la citoyenneté active

                                          Auteur : M. Eric FLORES, Colonel de sapeurs-pompiers

                                          Comment, en se basant sur les sources et l’histoire du volontariat sapeurs-pompiers, peut-on trouver des outils afin de rendre plus actifs des citoyens au sein de notre société ? Par ailleurs, chaque année environ 20 000 sapeurs-pompiers volontaires cessent leur engagement pour différentes raisons (retraite, mutations...). Toute cette population, formée pour réagir face aux risques de sécurité civile, se retrouve « abandonnée » et inutilisée. Comment identifier ces ressources, comment les activer dans une société où les technologies peuvent permettre une valorisation de ces citoyens dans un cadre « réglementaire » moins restrictif que celui du volontariat ? À partir des bases sociologiques du volontariat sapeurs-pompiers, de l’existence de différentes formes d’engagement citoyen au sein de notre société, il apparaît que la création de réserves d’anciens se révèle certes, absolument nécessaire, mais qu’elles ne répondent pas à toutes les attentes et que la méconnaissance de l’ensemble des formes d’engagement crée un frein à leur développement. Ainsi à partir de ce constat, des solutions simples, identifiées, peuvent permettre de rendre actif des citoyens dans notre société.