La notion de co-production de sécurité émerge en France à partir des années 1980. Les manifestations protéiformes de l'insécurité, de l'incivilité, de la transgression de la norme sociale méritent l’engagement d’autres acteurs que les forces régaliennes de sécurité dans la mise en oeuvre de stratégies indirectes et globales. Cette manière de promouvoir la sécurité publique se caractérise en particulier par le développement de partenariats sous l’impulsion d’une logique contractuelle pouvant revêtir des formes plus ou moins contraintes : contrats locaux de sécurité (CLS), conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), groupes d’intervention régionaux (GIR), états-majors de sécurité… Toutefois, si ce volontarisme institutionnel favorise l’émergence d’une approche partenariale, sa concrétisation, nécessaire jusqu’au niveau local, repose in fine sur l’autonomie et la capacité des acteurs à porter ce travail en commun en lui donnant un sens partagé « gagnant-gagnant ». Force historique de proximité à l’implantation déconcentrée, agissant sous l’autorité des préfets et des procureurs de la République, la gendarmerie nationale a forgé localement une tradition de coopération avec les élus, les représentants institutionnels, les chefs d’entreprise, les présidents de organisations professionnelles, les associations, les bailleurs, ... L’intervention du général de corps d’armée LIZUREY, major général, a vocation à sensibiliser différents acteurs institutionnels en charge d’une responsabilité territoriale à la nécessité et aux avantages du partenariat tout en leur faisant percevoir leur niveau d’implication dans ce processus.